Pour notre confrère Jeune afrique sous la plume d’André Silver Konan, la révélation de l’existence de « plus de 700 millions FCFA sur un compte bancaire de Laurent Gbagbo » devait être le scoop du siècle, car le Président Laurent Gbagbo a toujours montré son aversion pour les espèces sonnantes et trébuchantes. Autrement dit, l’argent à la différence d’Alassane Ouattara, n’a jamais été le moteur de son engagement politique. Seuls la Côte d’Ivoire,
Le changement de la majorité en France, les impasses du processus de réconciliation en Côte d'Ivoire et la volte-face du régime Ouattara, qui ferme désormais la porte à la Cour pénale internationale (CPI) après l'avoir instrumentalisé pour éloigner du pays l'adversaire redouté, concourent-elles à faire bouger les lignes, notamment en ce qui concerne le cas Gbagbo? En tous cas, quelques mouvements tectoniques sont perceptibles.
Maître Habiba Touré est une jeune Avocate franco-ivoirienne inscrite à la Cour d’Appel de Paris, au Barreau de la Seine-Saint-Denis, en France. A la fin de sa formation, en 2008, elle rencontre le Président Laurent Gbagbo. Et depuis lors, elle fait partie des conseils juridiques de l’ancien chef de l’Etat ivoirien. Dans cet entretien que nous avons eu avec elle, via le téléphone, cette jeune juriste se dévoile et explique le sens de son engagement aux côtés de l’ex-président Laurent Gbagbo, transféré et écroué à la Cour pénale internationale depuis le 30 novembre 2011.
La défense de Laurent Gbagbo qui vient d’être renforcée avec l’entrée de Me Natacha Fauveau-Ivanovic, a déposé le 14 mai dernier une requête auprès de la Chambre Préliminaire I de la Cour pénale internationale (Cpi), en vue d’une prorogation du délai de soumission d’informations relatives à la présentation de témoignages viva voce lors de l’audience de confirmation des charges prévue pour le 18 juin prochain. En effet, dans sa décision du 4 mai 2012,
Comme nous l'annoncions dans nos précédentes publications, c'est bien aujourd'hui 16 mai 2012 que l'équipe de Défense de Laurent Gbagbo recevra des mains du procureur de la Cour pénale internationale (Cpi), le document officiel et définitif contenant les éléments de preuves des charges retenues contre leur client. Et si le contenu n'est plus un secret en particulier pour les avocats de Gbagbo qui, grâce à l'obligation de divulgation de preuves, ont déjà épluché une bonne partie du dossier