Un verdict très attendu. Laurent Gbagbo saura sous quarante-huit (48) heures s’il bénéficie de la liberté provisoire ou s’il patientera au-delà du 30 octobre après que l’audience convoquée récemment par la Chambre préliminaire 1 aura donné ses résultats.

La Chambre d’appel de la Cour pénale internationale annonce, dans un document public daté du mardi 23 octobre 2012, qu’elle rendra son verdict, ce vendredi, suite à l’appel interjeté par la défense de Laurent Gbagbo relativement à la demande de mise en liberté provisoire de leur client. « Le verdict sera rendu en audience publique le vendredi 26 octobre à 14h30 », précise le juge, dans le texte mis en ligne (version anglaise) sur le site officiel de la Cpi.

Laurent Gbagbo que la justice internationale soupçonne de crimes contre l’humanité dans les évènements post-électoraux de 2010-2011 n’avait pas obtenu la liberté provisoire suite à une première requête de ses avocats auprès de la Chambre préliminaire 1 en charge du dossier. La juge argentine Silvia Fernández de Gurmendi arguait, dans sa décision en date du 13 juillet 2012, que « le maintien en détention (apparaissait) nécessaire pour assurer la comparution de M. Gbagbo devant la Cour ».

Devant le refus de la Chambre de libérer…provisoirement son client, la défense avait saisi la Chambre d’appel de la Cpi. Ce vendredi, à 14h30, le jugement de la Chambre d’appel sera connu. Si Laurent Gbagbo venait à bénéficier de la liberté provisoire, l’audience du 30 octobre convoquée plus tôt, serait dénuée de fondement. Si au contraire, l’ancien chef d’Etat était débouté, il attendra une prochaine audience- 30 octobre- censée plancher sur la question de sa mise en liberté provisoire. Une audience en séance publique a été convoquée le 19 octobre dernier par la Chambre préliminaire 1.

Elle est prévue pour le mardi 30 octobre 2012 à 14h30, en présence du procureur Fatou Bensouda, la défense de Laurent Gbagbo et le Bureau du conseil public (victimes) « pour recevoir les observations sur la question du maintien en détention ou la libération de M. Gbagbo ». Selon les règlement et statuts de la Cour, la Chambre préliminaire réexamine sa décision de mise en liberté ou détention d'une personne au moins tous les 120 jours. On se doute que, depuis sa cellule du centre pénitentiaire de Scheveningen, Laurent Gbagbo égrène, impatient, les minutes. Le temps, pour lui, doit devenir pesant. 

 



 



 

 

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L' intervention du président Laurent Gbagbo s'adressant à la cour et aux Africains depuis la CPI